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5 novembre 2021 : Eiffel : Tour ou tunnel

Vidéa sur la Chaine Youtube de Typhaine D

Le texte : 

Eiffel : Tour ou tunnel

Alors que l’actu m’atterre
Entre désastres planétaires
Lois anti-avortement
Entre zemmour et les talibans

Entre deux cyberharcèlements
De chasseurs
De pêcheurs
Monarchistes
Pétainistes

Entre deux impunités d’agresseurs
Qui parfois reçoivent les honneurs
Sur la Colline portés aux nus
Arnaque, illusions jamais perdues
Bienne en hauteur

Au coeur
De cette super actue

Je dis que les actes des mascus
Ces actes qui noues tuent

Ne seraient pas si massivemente commis répandus
Si quelque chose ne rendaient désirants, légitimes
Leurs délits et leurs crimes.

On l’appelle « culture du viol »
Celle qui passe notre dignité de femme au vitriole
Et c’est encore
À tord :

Nulle culture
Dans ce culte de nos tortures
Mais une propagande patriarcale
Organisée par et pour les mâls
Politique
Systémique.

En écho au #MeToo inceste
Les films ne sont pas en reste

Jeune comédienne de 17 ans
Arrivante aux cours Florent
On m’a prévenue que l’existence
Ne courre pas à la même cadence
Selon la forme de nos organes génitaux

Noues les filles, devions percer au plus tôt
Être prête à tout ou plutôt
être prête à tous…

Et sous notre parfaite fraiche frimousse
Contrôler d’un corps presque transparent
L’aspect constant.

Elle fallait noues dépêcher…
Car noues allions périmer
Passée notre trentaine d’années
Noues faner
Noues défraichir

Tandis que,
Eux
Ça les faisait rire
Ces messieurs
Resteraient dans la fleur l’âge
Toute leur vie,
Étalerait sans partage
Un charme masculin qui jamais ne flétri

À près de 50 ans
On noues apprend
Qu’ils brillent au firmament
Ces « renards d’argent »
Silver fox

Entre les sexes nulle équinoxe

À eux le jour de gloire qui jamais ne finit
À noues mes soeures la nuit
Qui précoce tombe
Et noues plonge dans la tombe
De l’oubli.

Est-ce pour cela que romain duris
N’a pas trouvé grotesque qu’une actrice
De la moitié de son âge ne se farcisse
Avec lui des scènes d’amour factices ?

Devait-on à ce point exagérer la jeunesse
D’Adrienne Bourgès ?
Est-ce
Pour que la tour se dresse ?

Gustave Eiffel
Avait déjà avec elle
12 ans d’écart
Dans la véritable histoire

Pourquoi en ajouter 10 de plus ?
Sous quel prétexte phallusss-
-Cieux ?

Ils cachent à nos yeux
Les reflets merveilleux
Du temps
Qui scintillent brillants
Aux fourrures des renardes d’argents

Ils ont le pouvoir
De noues faire croire
Que les preuves sur nos écorces
De notre force
De notre indépendance
De la puissance
Que noues donne l’expérience
Sont une laideur, une déchéance ?

Ces chemins que tracent la vie
Sur nos peaux, plis et replis
Noues seules saurions en être enlaidies ?

S’ils ne peuvent plus noues utiliser
Comme outre
À incuber
Leur foutre
On est bonnes à jeter ?

Moie j’ai l’impression que la vie au contraire peut commencer.

Je fais cette vidéa en l’honneur
De mes Grandes Sœures
Comédienne de plus de 40, 50, 60, 70 et + printemps
Voues manquez à nos scènes et écrans

J’accuse les hommes puissants
Qui fond leur propagande
En bande
Organisée
Sous prétexte de "culture"
Accaparée

De noues priver de notre passé
Comme de notre future
Dynamitons le tunnel
Où ils engloutissent les comédiennes de + de 50 ans
Quelles brillent à nos ciels
Stars, étoiles de nos firmaments
De manière proportionnelle !

Une femme sur deux en France en vain attend
De se voir représenter sur les écrans

Sans cela nulle empathie
Ni pour celle qui vieillie
Ni pour la jeune femme réduite
À un objet de désir pour bites

Et in fine
Dans ces écarts d’âges normalisés
Dans les fictions banalisé
Toujours au profit des testiculés
Comme dans la haine de nos soeures ainées
Dans des insultes travaillées
Comme je cite : Greta Thunberg ménopausée…
–Sandrine Rousseau ma soeure il ne voulait pas
mais il t’a
à double titre complimentée–
Ne sent-on pas là en fond de toile planer
L’ombre de la pédocriminalité ?

Je souhaite à Emma Mackey
De jouer de grands rôles toute sa longue vie
Qu’ils ne puisse l’effacer
Dans quelques années.

Hâte de devenir, sereine
Une vieille comédienne
Typhaine"

 

 

1 octobre 2021 : Votons SandristiAnne TaubiRoussIdalgo !

Vidéa sur la Chaine Youtube de Typhaine D

Le texte : 

Votons SandristiAnne TaubiRoussIdalgo !

Une soleille d’ambre
Se couche sur septembre
Sonne l’heure
Je me tiens dans l’antichambre
De ma anniverSœure

Je bascule
Une année de plus s’accumule
Des pensées se bousculent
S’articulent
L’actue de ces dernières journées m’accablent m’acculent

Alors que l’on s’échine
À défendre notre droit d’avorter
Chaque 28 novembre manifesté
Après ceux du Texas, voilà que les hommes de Chine
Le réduisent le rendent presque nul
Des centaines de milliardes d’entre noues ainsi attaquées
Dans l’indifférence générale niées, 
Violentées, 
Exploitées,
Dans nos êtres, dans nos sexes de femmes qui cumulent
Concentrent la haine des misogynes

Moins à l’Orient
En Afghanistan
La question d’enfanter ou non n’est même plus en suspens…
Les hommes de chez noues s’habituent vite aux Talibans

Car ils savent que l’on n’a pas tardé 
À noues arguer :
« En France ça va !
Regardez 
Comme c’est là-bas !
C’est la vraie oppression, ça 
Qui tout vos droits vient éteindre
Alors ici, voues n’allez pas voues plaindre ! »

Ici… Noues avons été 
Jusqu’à étreindre 
Le rêve d’une soeurvivante féministe à l’Élysée 
À 2000 voix près noues sommes réveillées
En sursaut

Sandrine Rousseau <3
À été traitée
Par un inconnul des médias de caniveaux
De Greta Thumberg ménopausée 

Juché son monticule
Ridicule
Minuscule
De molles moches testicules
Le petit homme blanc éructe exulte
Pense-t-il vraimente que c’est là une insulte ?

Gréta Thumberg : l’une 
Le nos immenses et dignes
Héroïnes

Ménopausée :
Une réalité
Là posée
Pour une bonne moitié
Des femmes de France
Qui au lieu de mourrir, sont arrivées
À cet âge de l’existence
Où ils ne peuvent enfin plus noues utilisées
Comme capsules
À incuber leurs descendance 
Toujours leur concupiscence 
À l’assaut de nos ovules.

Donc oui, les hommes ont le pouvoir de nommer
Ils peuvent faire une insulte même de ce qui vient noues émanciper
Noues renforcer
Sournoise attaque
Immense arnaque

Ici
Ces temps-ci
N’est même pas terminée la pandémie 
De Covid
Que vient déjà se répandre 
Une contagion d’eric zemmorroïdes !
Ça fait mâl au… J’me fais comprendre

Ici 
Aussi
Alexandra Richard
Dans le sillage
De nos soeures Alexandra Lange, Jacqueline Sauvage
Tellemente d’autres mises en cage
Passe à la barre
Mise au banc de l’accusée !
Elle est ainsi jugée
Par cette même patriarcale société
Qui ne l’a pas protégée
Contre un agres-soeure
Violeur
Pédovioleur
Proxénète prostitueur
Conjoint violent en mariage et grossesses forcées
C’est la justice qui devrait être jugée
Pour l’avoir forcée 
À tuer
Pour ne pas être tuée.
Noues avons lancée cette semaine une pétition
Dont je mets le lien en description
Pour que nos choix ne se résument plus à la mort ou la prison.
Elle est à signer
Et à largemente partager
Pour changer
De toute urgence
La Loi 122-5 sur la légitime défense.

Alors certes j’ai travaillée
À faire de cette rentrée 
Une fanfare
De Victoires

Une nouvelle spectacle est née
Sur les Femmes de la Vraiévolutionne
Allons Enfantes de la Matrie ! Encore résonne
Audacieuse comme la Cité 
Où elle a été créée
Pour la matrimoine et ses journées

Dans une autre Cité
Fertile et de féminisme fertilisée
À Empow’her
J’ai joué et d’entre les soeures
Noues avons eu à coeures
De transmettre l’envie de sororité
 
J’ai donnée
Prolixe
À Rennes ma première conférence TedX
Le masculin ne doit plus l’emporter

« C’est une idée fixe ?
Est-ce qu’y aurait pas plus grave ? »

Non, elle est sûre que l’on doive
Combattre de front chaque entrave.

Car sous mes yeux pour chaque nouvelle ridule
Elle semble qu’un de nos droits quelque part recule

Alors je me prépare 
À retourner au café de la gare
La 9 octobre, j’ai les Contes à rebours à rebrousser
La 26, la Pérille Mortelle à marteler

Alors je suis en création
D’un compte de soutienne patréon
Que je préfèrerais appeler une comptesse Matréonne
Parce que, et je doute que cela voues étonne 
Pour cette chronique
Comme pour une grande partie de ma travaille
C’est le bénévolat qui trop souvente tenaille
La précarité et l’épuisemente des féministes en deviennent chroniques

Noues déployons toutes, et malgré tous, des forces fantastiques.

Voilà qu’une soleille sobre 
Se lève sur octobre
La joure étanche
Les rimes en avalanche
Qui ont déboulées sur ma nuit blanche

Avante que ne se pare de couleurs
La cielle de ma AnniverSœure

J’ose demandé comme présente, présent 
Pour mes 35 ans
La possibilité de ne pas encore voter
Cette année
Dépitée 
Par dépit
Et que les urnes
Ne se fassent plus funéraires
À recueillir les cendres de nos rêves égalitaires
Que noues puissions à la contraire
Y glisser des noms de Soeures Guérillères…

Et si, puisque noues voulons sortir du présidentialisme
Puisque noues avons besoine pour survivre d’éco-féminisme
Et si sur un bulletin, une bulletine
Noues votions pour une alliance féminine ?

Plus un seul nom pour un président
Mais l’annonce d’une compositionne de gouvernement,
De gouvernemente !
Ce serait démente !

Et si Christiane Taubira, Sandrine Rousseau
Et Anne Hidalgo,
Voues voues engagiez à changer la politique et notre monde ensemble
Déjà les mascouillinistes les sentez-voues, en tremblent !

Et si sur le papier ils ne veulent qu’un seul nom, banco !
Votons SandristiAnne TaubiRoussIdalgo !

Et alors, à la tête de tous les ministères
Je n’en fait pas mystère
J’ai déjà en tête une belle liste de Soeurcières !

Pour que mes prochaines rides
Ne soient plus marques arides 
Traces de pleurs
De colères et de peurs
Suites aux violences mascouillinistes
Des insultes sexistes 
Jusqu’aux féminicides…

Que puissent sur ma peau advenir 
Des rides de rires, 
De jubilationne féministes !

Typhaine D

 

3 septembre 2021 : Le voyage dans l’Est avec Christine jusqu’en…

Vidéa sur la Chaine Youtube de Typhaine D

Le texte : 

Le voyage dans l’Est avec Christine jusqu’en...

Hier, j’ai voyagé dans l’Est
J’y suis partie pour Christine et contre angot

J’avais apprise la sortie de son voyage en ligne
Et leste
J’étais sortie
Acheter mon billet en librairie

J’embarquais… pour une vingtaine d’euros

Un voyage d’une dizaine d’heures, au bas mot

C’était la première fois que je prenais ses lignes
Découvrait sa cadence
Sans entrain sans crier gare
Mais pas au hasard
Comme une évidence
Sans prévoir
Jusqu’où elle allait m’emmener même si je m’en doutais
Sans savoir
Si vraimente je la rencontrerai
Elle
Et redoutante la rencontre du pédocriminel

Elle y a plusieurs départ en littérature
À destination d’une écriture
Moie je ne manquais pas celui-là.

Je montais à bord, m’installais

Déjà
Alors
Je savais
Qu’elle portait
Le plus lourd bagage
Encombrée de maux-valises
J’étais prête à regarder filer ses paypages
Ses embranchements
Ses correspondances
Ses incident, ses incidences
Ses transports
Ses décors
Ses dérapages
Ses railles et ses déraillages
Sa rouille et sa débrouille.

On se débrouille !
Avait-elle éructée
Elle y a 4 années
Chez Ruquier
À ma soeure
Sandrine Rousseau
Qui lui demandait en pleurs
Sur le plateau
« Mais si personne ne veux écouter les victimes comment on fait ? »

J’étais curieuse des changements que Christine avait prise
Apprise
Après
Depuis cette
Violente collusion de 2017

Car déjà
Un peu après cela
J’avais été étonnée
Un après midi
Devant le Palais de Justice de Paris
Sur le parvis
De voir Christine monter
Sur un banc tribun
Aux côtés de Muriel Robin
Entourée d’une foule féministe
Pour exiger avec noues la justice et la fin
De l’impunité des violents conjoints

Je m’étais dite alors… tiens tiens…
Quelque chose aurait-elle bougée ?

Voues voues en doutez
Je fis un voyage remuant
Fatiguant
Éreintant
D’autant
Que je l’ai fait à font de cale
Sans escale
Escaladante l’enfer
Non pas de dante mais de pierre
pierre angot, son père
Et ses nombreux complices, ses confrères,
Ses paires,
Ses compères

J’ai d’abord été saisie
Par une économie
Précieuse
Économinutieuse
Talenviveuse
De mots
Qui
Ne faisait pourtante pas l’économie
De la complexité ineffable des maux
De la fable

Elle a style
Comme facile
Mais si Christine voyage c’est sur un fil
Fébrile
Vers l’expression de ce qu’elle y a de plus inciblemente difficile

Et pourtante
Pour dire on n’a souvente
Que les mots des hommes qui mentent

Adélaïde Bon l’avait comprise
Avec sa « Petite fille sur la banquise » :

« Les mots dessinent l’horizon de nos pensées. Alors quand les mots mentent, quand on remplace ennemi par ami, violence par plaisir, viol par attouchement, pédocriminel par pedophile et victime par coupable, l’horizon est une ligne de barbelé qui interdit toute sortie du camp. »

Christine l’a-t-elle lu ce livre
Ces livres-là
Qui noues délivrent ?

Connait-elle désormaise les recherches de Muriel Salmona
Psychiatre et psychotraumatologue
Et son site mémoiretraumatique.org ?

Peut-être car maintenante elle écrit dans son ouvrage
« L’inceste est une mise en esclavage.
Ça détricote les rapports sociaux
Le langage, la pensée. »

Car pierre angot
Nimbe ses crimes de je t’aime
Alors la jeune Christine elle-même
Comme son père
La perd
La déboussole
Est contrainte dans son journal intime d’écrire
« Il fait l’amour »
Pour dire
« Il me viole »

Christine du coeur de son drame :
Disait chez Ruquier satisfait
« On écrit un livre pour être reconnue, non pas en tant que femme,
mais en tant que personne, et plus en tant qu’objet. »
Là, elle avouait
La savait-elle
Que le mot Femme à cause de ses agresseurs
Pédocriminels
Ne voulait plus dire personne de sexe féminin
Soeure
Mais objet
Objet sexuel

En 2017 Christine brisée par angot
Avait reproché ainsi à Sandrine meilleure que rousseau
« Voues voulez agir sur les mots !
Mais ce sont les mots qui agissent sur noues
Et c’est comme ça
Et c’est tant mieux ! »

Christine avait fait le deuil si couteux
D’être un jour maîtresse de ses propres outils
D’écrivaine… écrivaine oui
Car dans la même émission elle disait ainsi :
« Moi je suis écrivain
Je suis pas écrivaine
Vous savez pourquoi hein ?
Parce que quand je dis que je suis écrivain
Dans la tête des gens y a quelqu’un
En train d’écrire, bien.
Et quand je dis je suis écrivaine,
On se dit « Ah tiens elle dit écrivaine ». »

Et oui c’est bienne
La raison pour laquelle on veut que le masculin ne l’emporte plus sur la Féminine
Mais pierre l’avait emporté sur les espoirs
De Christine
Commente pouvait-elle croire
Qu’Écrivaine et Autrice
Évoqueraient
Juste quelques années plus tard
– Et comme au temps jadis
Retrouvante la mémoire
Car
Le fait n’est pas inédit –
Commente pouvait-elle savoir
Christine
Qu’Écrivaine et Autrice évoquerait enfine
En nos têtes l’image de quelqu’une qui écrit.

C’est justemente parce que
Les mots agissent sur noues que
Les hommes ont imposé ceux
Qui jouent contre noues !
Qui se jouent de noues.
« Les hommes ont le pouvoir de nommer »
Mais Christine
Avait-elle pu lire Andrea Dworkin ?

Noues pouvons agir à notre tour
Pour que violence pluse jamaise ne soit appelée amour.


Je me souviens à l’époque que transies
Dans une juste empathie
Pour notre Héroïne
Sandrine
Tentation était de blâmer Christine

Pourtante elle aussi
Jouait là sa survie

C’était là deux femmes
Séparées par des in-infemmes

Sandrine
Sur son association « Parler »
Disait que les écoutantes avaient été
« Former pour accueillir la Parole »

Christine
En allarme
Pour ne pas elle aussi être en larme
S’exclame
« Former pour accueillir la parole ?
–et elle le répète en farandole
comme devenue folle–
Former pour accueillir la parole ?
Former pour accueillir la parole ?

Moi je ne peux pas entendre ça.
Essayez de le comprendre.
—elle implorait là–
Je ne peux pas entendre ça. »

Christine criait pour ne pas geler à pierre fendre
Elle que pierre
Son père
Avait fendue
Celle qui contre pierre
Son père
N’avait pas été défendue

Christine noues avertissait que pour ne pas mourrir là et à jamaise s’étendre
Elle ne pouvait pas entendre
Que des personne puissent être formée
Pour écouter les victimes et savoir les protéger

Et quand Sandrine
Ma Sœure
Ma Présidente
De coeure
Digne et combattante
Malgré les pleurs
L’a implorée

« Mais il faut bien que quelqu’un entende ! »
Christine s’est récrié
« Mais non ! Mais non y a personne !
Mais évidement qu’ya personne !
Ça n’existe pas. Voilà.
C’est comme ça il faut se mettre ça
Dans la tête.
Ya personne qui peut entendre.
- Alors comment on fait ?
On se débrouille »

Parce que oui, pour Christine
Comme pour tellemente
Trop d’Héroïnes
Soeurvivantes
Y avait personne !

Ce voyage dans l’Est
Christine l’a traversée dans une solitude manifeste
Sans personne pour l’aider
Et pour survivre elle a du seule se débrouiller
J’en atteste

Il y a ce père
Ce coeur de pierre
Anguleux angot ogre qui l’engouti qui la dégoûte que l’on déteste
Mais il y a tous les autres agress’ qui ne sont pas en reste !

Les agresseurs se refilent les victimes

Il y a celui à qui elle confit l’inceste, les crimes
Et qui lui répond trop généreux « Ton père c’est un salop »
Mais il ne fera rien pour protéger Christine d’angot.

Il y a l’agresseur de pleine air
Dans la rue
L’inconnu
Qui la repère
Sent en elle la faille fendue par pierre
Et qui dans ses pas se glissera
La collera
La terrorisera
L’agressera

Il y a celui qui lui dira qu’elle n’est pas matière
À faire
Une copine, respectable ménagère
Elle se serait déshabillée trop vite
Lui pourtant
N’a pas mis plus de temps
À sortir sa sale bite

On connait le disque
Ils noues traumatisent puis noues reprochent nos conduites à risques

Et le bricolo qui lui offre un pétard
Pour enfumer chez elle toute alarme tout radar

Et le flic compréhensif
Mais qui ne prend pas la plainte : c’est un poncif

Et le médecin
Qui ne recule devant rien
Et lui dis que si elle avait l’anus contracté
Pendant les crimes de pédocriminalité
Et qu’elle est désormais atteinte d’un réflexe inversé
C’est bien
Que le pénis de son père, en elle, elle voulait garder

Et l’écrivain qui lui dit
D’un air de défit
Qu’une de ses amies
Avait « eu un inceste avec son père
Et n’en avait absolument pas souffert ! »

Ou Eric Dupont-Moretti
Qui
Il y a quelques année encore plaidait l’inceste consentit
C’est pas sinistre
D’avoir celui-là à la justice comme ministre ?

Et il y a aussi celui qui sort avec elle
Alors qu’elle est mineure et lui trentenaire
Gros agresseur pédocriminel
Qui non seulement ne la protègera pas contre son père
Mais l’agressera sexuellement
Avec lui
En même temps
Que lui

Et puis
Il y a celui qui passe pour un gentil
Avec lui ça dure et l’inceste elle le lui dit

Ça ne l’empêchera pas de faire du chantage au coït
« Tu te laisses pénétrée et avec le sourire ou je te quitte »
Celui là l’accusera de vouloir le castrer
Quand il la voit en train de se masturber.
Celui-ci la laissera revoir son père
Pépère
Il le laissera même dormir chez elle, débonnaire
De la pièce d’en dessous il entendra grincer le lit
Et puis les cris
Mais il ne bougera pas
Ni à la porte ne frappera
Ni le 17 ne composera
Et lorsque dans ses bras
Désespérée
Elle viendra
Se réfugiera
Lorsque qu’elle lui dira
« Ça a recommencer »
Il osera
Lui répondre « je sais »

Je te le décabiterais…

Quand elle voudra porter
Plainte, il ne proposera pas de témoigner
Il dira qu’il n’y a
C’est balot
Même pas pensé

Il scellera de fait du criminel angot
L’impunité
Complice
Du généralisé déni de justice

Par contre il s’en prendra à la victime officielle
La dite « bourgeoise », propriété contractuelle
Du pédocriminel
Et lui d’ajouter :
« Je veux la faire morfler »
Comme si un père violent
Pouvait être autre chose qu’un conjoint violent
Un tyran…

De même la mère et sa soeure de Christine resteront interdites
Lorsque les violences, elle leur aura dites
C’est que le même criminel les a aussi détruites
Jusqu’à ce que l’une soit tenté
De se prosituer :
Une des conséquences trop courante
Pour les Sœurvivantes
De pédocriminalité.

Alors oui pour Christine
C’est vrai
Y avait personne
Personne
Et résonne ses phrases glanées
« Plus aucun espoir (…) J’ai pensé que le seul pouvoir qui me restait était de prendre acte de mon impuissance, d’accepter la réalité (…) Qu’un nombre de personnes considérable avait du vivre ça à travers les siècles (…)
Ça n’avait plus d’importance. (…) Faire autrement était impossible. C’était inexorable. »

Alors pourquoi Christine
Ne pouvait pas entendre quand Sandrine
Disait qu’on pouvait En Parler
Et être bienne écouter ?

Mais parce que c’est moins atroce de penser
« Personne n’a jamais été là pour moie
Parce que personne n’aurait pu être là pour moi
C’est impossible c’est comme ça
Triste fatalité
Mondialemente
Hystoriquemente
Partagée
De toute éternité »

Plutôt que de réaliser :
« Personne n’a jamais été là pour moie
Personne n’est vraiment là pour moie
Alors que ça aurait été possible de me protéger
Alors que ce serait possible de savoir m’écouter »

Pour affronter ça
Sans en mourir
De désespoir et de rage
Elle faut du temps, des soins, des soeures et du courage

C’est un frêle château de cartes et qu’elle croyait de pierre
Qui s’écroulait d’un souffle
D’un souffre.

J’avais parlé
Tantôt
À Sandrine Rousseau
De mon rêve de les voir toutes les deux finalemente se retrouver
Donner aux femmes de France
Cette espérance
De résilience
Et de sororité

Ce rêve peut être un jour pourra se réaliser ?

Et encore pour se défendre Christine avait ajouté
Sur le plateau du rupin repais Ruquier
« On ne fait pas dans un parti politique la question des agressions sexuelles enfin.
On le fait avec l’humain ! »
Pour ne pas dire en privé.
En privé qui en patriarcat ne saurait être politique.
Et c’est pourquoi
Sandrine comme aucun autre candidat
Propose à la présidentielle de changer cela.

Les hommes ne mettront jamais en place une politique
Qui noues protégera.

C’est aussi toute la société
Menée par ces hommes publics
Qui était restée indifférente
Stoïque
Au sort de Christine depuis qu’elle était enfante

Et justemente…
Comme les oeuvres importantes
Savent résonner
Avec l’actualité…

Suivante
L’élan de son geste

Ce voyage je l’ai poursuivit vers l’Est
Jusqu’en
Afghanistan

Est-ce que ces femmes
Qui depuis vingt ans
Savent ce que c’est d’étudier
De travailler
De s’émancipé
Même pas assez…

Est-ce que ces filles et ces femmes
Dont les talibans
Dressent déjà des listes
Pour organisés
Leurs mariages forcés
Avec leurs violeurs tyrans
Leurs pédocriminels de combattants…

Est-ce que nos soeures
Massivemente violées
Haïes par ces hommes parce que c’est encore un drame
De naître Femme
De n’être –ils disent– qu’une femme
Plus une personne mais un objet sexuel
Une esclave pour criminels…

Est-ce que nos Héroïnes
Dont les appels m’obsèdent
Implorante notre aide
Crieront bientôt comme Christine

« Mais y a personne !
Mais non y a personne !
Mais évidement qu’y a personne !
Ça n’existe pas. Voilà.
C’est comme ça il faut se mettre ça
Dans la tête.
Ya personne qui peut entendre. »

Ma coeure gèle à pierre pourfendre."

Typhaine D 

6 août 2021 : On ne peut pas circonscrire la violence

Vidéa sur la Chaine Youtube de Typhaine D

Le texte : 

À l’heure où sévit, planétaire,
La crise sanitaire

Jusqu’à se demander 
Ce qui doit primer
De l’intérêt général
Qui passe-rait par l’obligation vaccinale
Plus encore 
Que le droit à disposer libremente de nos corps…

Alors que commence les querelles
Liées aux présidentielles,

Je suis surprise 
Que jamaise on ne vise
La cause la plus probable de la crise.

Et par « probable »… je fais un euphémisme : 
J’ai nommée : le spécisme,
Et l’un de ces corolaires : le carnisme.

Oui ?
De quoi est-ce qu’elle s’agit ?

Ce sont de vieilles idéologies 
Patriarcales
Qui consistent à faire croire qu’elle est normale
Que les hommes dominent le règne animal,
Puissent faire de qui ils veulent leur casse-dal,
Et qu’il écrasent sous leurs couilles, 
Sous leurs fesses,
Les Femmes qui douillent, 
Et avec elles toutes les autres espèces,
Soite-disante toutes créées rienne que pour eux,
Par un papa 
Qu’ils appellent parfois 
Dieux.

Et cela sans argumente logique
Seulemente des propagandes mytho et mytho-illogiques
Iniques.

Ainsi, perchés au sommet de la pipiramide 
Les zozoms ont créé les conditions du covid.

Car, qu’elles et ils soient sauvages
Ou maltraités en élevage
– « Élevages » les mâls nommés
Puisque rienne ni personne n’y est élevé·e
Mais bienne seulemente rabaissé·e
Violenté·e, torturé·e, assassiné·e – 
C’est bienne le fait de séquestrer
Dans des conditions indignes, puis de manger
De dévorer,
Nos soeures et nos frères animés,
Animâles et anifemelles pourtante
Comme nou·es vivantes,
Comme nou·es sentiantes,
De vivre désirantes,
Qui a permis au virus de se développer
De prospérer, 
Et de se transmettre à toute l’humanité.

Et ce n’est même pas 
La première fois !
Souvenez-vous de Creutzfeldt-Jakob ou Ebola !

Ils traitaient la vache de folle
Quand ce sont eux qui les nourissent de poison et les immolent !
Et les grippes aviaires
Ne sont du patriarcarnisme que le corolaire !

Toujours les hommes font mine
Que ce sont les animales noues contaminent !
Mais ces personnes préfèreraient vivre, bienne plus
Que noues transmettre des virus !

Et là, ce n’était pas à cause de la famine
Que chauves-souris, pangolins ou pangolines
Ont fait office de bectance !
C’est parce que les zozommes obsédés ont cette croyance
Que voilà des remèdes contre leur impuissance !

Oui, si noues sommes tous, et surtoute
Toutes
Contraint·es depuise plusse d’une année
À vivre confinées
C’est d’aborde parce que ces messieurs voulaient bander !
La plus longtemps possible coïter 
Pénétrer
Briser
Violer
Nos intégrités !

Comme pour les cornes de rhinocéros…
Les hommes féroces 
Sont près à décimer sans plus de façon
Des espèces entières en voie de disparition
Quitte à noues faire prendre perpète
Pour : la roideur de leur quéquette.

Regardons les choses en face.
Ce ne sont pas les animales qui noues terrassent.

Si nous voulons conserver nos vies
Éviter d’autres épidémies 
Peut-être même d’encore pire !
Noues devons sortir
Des propagande vaticanes
Et devenir 
Veganes !

Contre le covid et le patriarcarnisme
Je propose un vaccin qui s’appelle veganisme !

Seront d’aborde bénéficiaires : 
Les principales intéressées 
D’autres espèces nos soeures et frères,
Pour qui
Noues retrouverons de l’empathie.

Et par chance 
C’est meilleure pour le moral
De vivre en cohérence
Avec la morale : 
« Tu ne tueras point
Qui veut vivre » point.

Sans parler 
De votre santé !
Réduisante le désastre coûteux des maladies
Notammente cardiovasculaires.
Et oui, les organismes humains
D’ingérer des cadavres ou des sécressions étrangères
N’ont nuls besoin,
Et même on la sait aujourd’hui,
Cela leur nuit.

De même sera meilleure votre santé financière
Les protéïnes végétales 
Etante bienne moins chères 
Que les proétéïnes animales.

Et comme noues avons besoin
De bien moins de terrain
Pour nourrir les êtres Humains
Que les personnes bovines
Ou ovines
C’est lutter contre la déforestation et les famines
Que de cesser
De les faire naître dans le seul but de les exploiter
Puis de les assassiner.

Ne plus cautionner 
Ni subventioner 
Ces pratiques criminelles immondes
C’est réduire les inégalités
Sud-Nord et la faim dans le monde.

C’est aussi lutter contre la pollution
Des terres 
Recouvertes
Par exemple d’algues vertes
Et des mers 
Qu’ils vident de ses poissonnes et poissons
Avec indifférence génocidés
Pour ne pas pouvoir crier.

En étante vegane
Voues protégerez 
L’équilibre planétaire et la biodiversité
Car le carbone et le méthane
Envoyés par les activités 
Carnistes dans l’atmosphère 
N’en déplaise aux climato-sceptiques 
Sont parmi les causes premières
Du réchauffement climatique !

Enfin cela baissera le niveau général
De violences patriarcales.

Et cela n’a rien pour noues surprendre.
Des études ont montré, elle fallait s’y attendre
Que lorsque dans un territoire
On installe un abattoir
La violence des hommes y augmente 
Contres les femmes, les enfants et enfantes.

Car banaliser, 
Normaliser,
Légitimer,
De violenter,
Qui que ce soit…
Outrepasser 
La volonté
De qui ne veut pas…
Faire souffrir
Et tuer
Qui ne veut pas 
Mourir…
Cela banalise
Normalise
Légitime
Les violences contre toutes les victimes.

Toujours les dictateurs, 
Les tortionnaires, les sérial killer,
Les conjoints violent, les agres-Sœures,
Ont commencé
Par torturer
Qui ils pouvaient en toute impunité : 
En l’espèce,
Les personnes d’autres espèces.

On ne peut pas circonscrire la violence
À tel ou tels aspects de l’existence.
Toujours elle a d’autres incidences.

Voyez, toutes les argumentes
Convergent vers cette changemente
Simple, éthique
Accessible, bénéfique,
Juste, empathique,
Écologique,
Souhaitable,
Durable, 
De nos façons de noues nourrir, 
Sans faire souffrir !

Voyez rienne n’est moins violent extrémiste
Qu’une programme féministe animaliste.

C’est un choix de société
Propre à noues protéger.

Alors voues voues demandez,
Pourquoi les politiques 
Tardent à adresser ces problématiques
Pourtante
Autante 
Évidentes 
Qu’urgentes ?

D’aborde parce que les politiques mascus,
Qu’ils soient ou non corrompus,
Pas les multimillionnaires qui dirigent les gros lobbys
Des carnistes indistrustries,
N’ont déjà pas d’empathie
Pour les femelles de leur espèce…
N’attendons pas d’eux ni justice ni justesse.

Ensuite parce que même convaincues 
Les femmes politiques craignent d’être violemmente
Combattues
Par une puissante 
Catégorie d’électrices et surtout d’électeurs
Les agricultrices et agriculteurs.

Mais je pose une question.
Quand noues avons oeuvré 
Pour l’abolition
De la peine de mort, à raison,
Avons-noues reculé 
Et reposées des têtes sur le billot
Devant l’utilité
De préserver
Le métier 
Des bourreaux ?

Hors 
Ici encore ces métiers
De la carniste ruralité
Que les gens disent vouloir gardés
De ne pouvoir imaginer 
D’autres façons d’exister
Sont d’une pénibilité…
D’une dureté…
D’une cruauté !

Ces personnes se plaignent à raison
De travailler de l’aube au crépuscule en toutes saisons
Et même la nuit, toute leur existence
Sans jamais pouvoir prendre de vacances !

Elles et ils s’occupent de personnes sans pouvoir 
S’y attacher, puisqu’elles iront à l’abattoir !
Elles et ils assistent quotidiennemente
À des souffrances, des détresses déchirantes
Quand les vaches pleurent leurs enfants et leurs enfantes
Déjà mort·es, des semaines durantes
Quand les truies et les porcs sentent
Venir la mort hurlante…
Et je ne peux dire…
J’en passe… et des pires…

Et tout ce calvaire,
Agraire
Quelle piètre affaire : 
Pour vivre dans la misère ??!?

Survivre à peine, 
Se saigner aux quatre veines,
Crouler sous les traites, 
Ne pas avoir de retraite,
Ne tenir que grâce aux subventions
Insuffisantes des institutions
Qui par dessus le marcher les méprises…
Voues parlez d’une entreprise !

Cet argent,
Qui maintient péniblement
Une activité en tous points mortifère :
Ne pourrait-on pas en faire 
Un fond 
De retraites anticipées 
Et méritées 
Pour les plus âgé·es, 
Et un fond
D’accompagnement et de formations
Pour financer 
La reconversion
Des jeunes travailleuses et travailleurs 
Vers 
De meilleurs
Métiers 
Bénéfiques pour la société

Dans un premier temps d’ailleurs
Elle faudra bienne s’occuper 
De donner
Une vie longue et pleine de bonheure
Aux personnes animales déjà nées 
Et libérées !

Noues aurons besoine d’expertes et d’experts
Pour prendre soin des personnes sur terre 
Comme dans la mer
Pour repenser
Et faire fonctionner 
Une société pleintemente égalitaire !

Se faire vacciner,
C’est contenir
Le mâl qu’on ne sait pas guérir.
Mais devenir
Féministe
Antispéciste, 
C’est empêcher
Et prévenir
D’autres catastrophes à venir.
C’est préparer une paisible avenire
Sans violences
Sans discrimination
Sans oppression
Sans inutile souffrance.

Et je pense
Que pour porter de tels projets
De paix
Et d’espérances
Et abolir des pratiques in-femmes
Elle faudra à la gouvernance
Des Femmes…


Typhaine D

 

9 juillet 2021 : C’est l’histoire de Valérie, éric et Mila 

Vidéa sur la Chaine Youtube de Typhaine D

Le texte : 

Elle était une fois l’actue
L’acte de tuer
Celui qui a battu
Celui qui a prostiTué
Celui qui a violé
Celui qui a abattu
Sur Toie son emprise tranchante
Depuise que tu étais enfante

Jusqu’à ce que tu en enfantes.

Valérie Bacot tu es
Sortie libre et condamnée
Car tu avais
Tant de peine déjà purgée.

Mais ils ont encore
Eu tort.

Car dans l’actue
On aurait dû
Lire : une fois
N’est pas coutume !
C’est toie
Ma Sœure qui aurait pu
Après l’acte posthume
Y juger tes juges
Pour t’avoir abandonnée éperdue
T’avoir placée entre le marteau et l’enclume
Entre « je meurs » et « je le tue »
Sans offrir aucun refuge
À notre Sœure détenue
Par un pédocriminel proxénète.

En matière de justice l’actue
Est trop souvent cul
Par dessus tête.

Pour les agresseurs
Noues tuer
Est une décision sadique
Préméditée
Pour nos soeures
Les tuer
Est une obligation traumatique
Endurée.

Et pour ce trauma-là
Le patriarcat
Te doit
À la suite de son procès
Des dommages et intérêts.

Leur dite « justice », je l’accuse
De te devoir des excuses.

À toie et celles qui t’ont soutenue
Je veux rendre la Femmage qui voues est dûe.

Elle serait une fois l’actue
Si elle était à l’endroite :
« Une nouvelle statue
a été 
Érigée
À la droite
De celles de Jacqueline ou d’Alexandra
Sur la place déjà
Surpeuplée
Des Héroïnes célébrées »

(soupire) 

Elle était une autre fois l’actue
L’actue des « m’as-tu vu » ?
Oui !
Vu et même pris
éric dupond-moretti !

On l’accuserait
De conflits d’intérêt !
De noyauté des magistrats !
Complot c’est sure
De la magistrature !
Quel comble de faire d’un avocat
Le noyau dur
D’une affaire comme ça !

Oh pis
dupond moretti
Aurait omis
300 000 petit euros tous ronds
Sur sa déclaration
Ben voyons !
Juste une étourderie !

Il a dû recevoir ce matin
un coup de fil de son copain
darmanin
Voilà le discours qu’il lui teint
« Il est un foie
Le tien
T’y fait pas de bile pour rien
Rico regarde-moi !
Le soupçon
D’avoir profité de mes fonctions
D’élu de Tourcoing
Elles disent pour « harceler »
Elles disent pour « violer »
Ne m’a pas empêché
De devenir le patron
De ceux qui doivent enquêter !
Fait confiance à macron
Il sait tourner l’actualité
En banal qu’en dira-t-on
Jusqu’à ce qu’on
N’en parle plus… 

(soupire)

Elle était une autre fois encore l’actue
Et dans cette actue-là
Le procès Mila.

Non pas
Le procès de Mila
Celui-là
A été commis par un conglomérat
De 100 000 non-juges autoproclamés
Qui l’ont écrouée
Enfermée
Dans l’obligation à durée
Indéterminée
De se protéger.

Je voues parle du procès qu’elle a intenté
Contre ceux qui l’ont harcelée
Menacée
Pour s’être autorisée
Comme elle en a le droit, à s’exprimer
Sur de politiques partis et opinions
Que certains disent sacrés
Et qu’on appelle encore religions.

Et le portrait
De son agresseur type
N’est pas celui que l’on noues vendait…
Oui ça c’est vraie,
C’est un type.
Mais plutôt blanc, français,
Athé ou catholique.

Ce ne sont pas
Des gens blessé dans leur foi
Ou empathique de qui que ce soit.

Ce que l’on voit

C’est le droit
En patriarcat
D’impunément commettre des agressions grégaires
Testiculaires
Entre frères
Contre une fille lesbienne
Car ils sont outrés qu’elle ne leur appartienne.
Et quelques femmes aussi dénonçante la sorcière
Dans l’espoir fou après ça qu’ils ne la brûle aussi derrière.

Espérons
En l’effet des onze condamnations.

Espérons Mila, Milartiste,
Que ce verdict
Fera reculer la vindicte
Des milliers de mascouillinistes
De tous bords :
Les de droite qui font mine soutenante
Mais au fond comme toutes les lesbiennes t’abhorrent.
Les dits « de gauche » qui te violentent.
Tous ces fondamentalistes de l’oppression virile patente.

Espérons que libremente
Tu pourras réaliser Mila tes mille talentes
Que je découvre si inspirantes.

Que tu chantes
Que tu aimes
Que tu peignes
Loin des peines.

(soupire)

Pour finir
Je voudrais dire
Que lorsque, croyante lutter,
Des femmes s’exposent
À des conduites risquées
Pour elles risquées,
C’est que leur trauma explosent.
Les agresseurs de leur passé
Les contraignent à se mettre en danger
Pour se faire disjoncter,
Un instant des souffrances s’anesthésier.

Et autre effet d’une même cause :
Quand des femmes
N’osent
Pas s’exposer
Aux attaques infâmes
Que sur d’autres, elles voient déferlées ;
Quand elles redoutent, paralysées,
Que cela ne les empêchent de lutter
Sur tant d’autres fronts où les batailles
Sont engagées ;
Quand elles ont peur des représailles
Et pour leur sécurité
On ne peut la leur reprocher !
Celles-ci aussi sont nos soeures traumatisées !
N’oublions pas :
Qui ne dit mot ne consent pas.

Noues avons différentes stratégies
De survie
Pour chacune vitales
Suites aux mêmes violences patriarcales.

Et lorsque d’autres femmes encore jouent
Contre elles-même et donc aussi contre Noues
Je pense la pire manière
De faire
C’est de déverser sur elles une colère
Amère
Qui n’appartient qu’à ceux, leurs corollaires,
Qui se font passer pour leurs frères !
Passons notre chemin à la contraire,
Continuons de créer la magie des Sœur-cières
Elles noues verrons ainsi solides, solidaires
Alors elles sortiront de leur monde à l’envers.

N’allons pas
Oublier
Mes Sœurs
Ce que noues savons analyser par ailleurs .

Tandis que nos divisions Noues désolent
Que les hommes s’en réjouissent
La Sororité politique est notre boussole
De Justice !

Typhaine D

 

7 juin 2021 : Anne, ma Sœure Anne, tu n'as rien vu venir...

Vidéa sur la Chaine Youtube de Typhaine D

Le texte : 

J’ai souhaité titrer au Passé Composé, tournante la dernière page de ton ouvrage.

Le tutoiement, qui s’invite ici, aussi, me surprend.

Il n’est en aucun cas signe d’un irrespect de ma part, indigne ; irrespect que du reste je peux avoir, mais seulemente pour les malsains grands clercs, Anne Sinclair, dont les noms ici et là entachent ton encre.

Car pour que l’emprise ainsi s’ancre, elle lui faut un milieu :
un océan piégeux d’agresseurs qui se serrent les couilles en banc de poisons, un tourbillon d’oppresseurs et d’oppression dont on noues tait les noms (et si aucun homme n’en souffre, est-ce bienne une oppression, dans le fond ?), le mirage de trouver auprès de l’ennemi un rivage, des torpilles de propagande misogynes depuis que noues sommes petites filles, une lame de fond de patriarcat pour trancher dans la vive l’estime de soie.

Anne ma Sœure Anne, tu n’as rien su voir venir.

Noues naviguons à vue en leurs eaux troubles.
En sous-marin vite ils noues doublent.
Toujours en creux les remous ils attisent,
Leurs vagues noues brisent.

Elle aurait été notre boussole ou notre amarre,
Mais noues sommes interdites de rage
Contre ceux qui tiennent la barre
Et noues condamnent à la nage.

S’ils noues jettent des bouées ?
Elles prennent l’eau.
Noues noues sentons privilégiées
Pour peu que noues soyons de cette minorité juchées
Sur un misérable radeau
J’en reste médusée…
Même si de rester à flot
Noues n’avons aucune chance,
Noues noues noyons dans cette mauvaise conscience,
Lors que dans le même temps,
Au volant de l’ouragan,
Eux, les ils,
Tranquilles, 
Décident du sens du vent
Et des courants.

Aspirées dans ce tourbillon on peine à voir ceux qui noues font si mal.

mâles
hommes
maelström.

Dès nos premiers âges ils s’assurent des conditions de nos naufrages.

Anne ma Sœure Anne, je te dis tu, car je t’ai reconnue.

Non parce que j’apercevais à la télé
L’une de celles qui normalisait l’idée
Qu’y avait toute légitimité
Les femmes autant que… les autres.
Tellemente que je fus plus tard consternée
Constatante que ce monde n’est pas le nôtre.

Toie qui en avait tellemente dans la tête,
Que chaque dimanche tu recevais la même note : 7/7 !

Anne je te reconnais car tu es notre Sœure, Anne, Madame,
L’une de notre peuplesse des femmes.
“Femme”… sentence dont tu dis
Qu’en première, cella te définit.

Tu te dis aussi “bourgeoise.”
Belle arnaque que cette case
Qui ne sert qu’à noues mettre en division.
Par pitié relisons
Christine Delphy
Qui parle de nous et de nos dis « amis » !

Ça tombe bienne ces derniers vendredi
J’en donne des lectures sur Youtube, insta aussie.

Laura Carpentier-Goffre dit cela :
« Le bourgeois appartient à la bourgeoisie,
La bourgeoise appartient au bourgeois »

Et ton livre n’en est pas un démentis.

Christine Delphy dit : 
« On m’accordera que le premier empêchement à lutter contre son oppression, c’est de ne pas se sentir opprimée. »
Et tu lui réponds :
« Je n’ai jamais senti l’oppression m’étouffer. »
« Le sexisme m’a épargnée ».

Ah bon ?

Pourtante, comme aucun et comme chacune,
Quelle que soit notre parcours, notre fortune,
Au fil des pages on te voit te déprécier :
« Je n’ai jamais eu une bonne opinion de moi-même »
« Je suis fondamentalement craintive, pusillanime, et timorée. »
Ou encore « fainéante » et empreinte aux affres de la « culpabilité »
Souvente non méritée, cette culpabilité,
Que tu portes à la place de ceux qui savent sur noues s’en décharger.
Tu te soupçonnes « de manque de courage. »
Malgré de ta carrière l’admirable pilotage.
On dit tu n’es pas « pretty woman. »
Anne, ma Sœure Anne…
Tu n’échappes pas au syndrome
De l’impostrice,
Impostrice, un mot masculin serait une erreur
Car si l’on sait une chose des imposteurs
C’est qu’ils ne souffrent pas de ces symptômes :
« j’étais épouvantée à l’idée que mon incompétence ne soit désormais visible aux yeux de tous. »
Et tu continue, ton estime s’émousse :
« je me trouve inabouttie et incomplète »
« je n’avais pas 35 ans, mais je me persuadais que j’étais trop mauvaise ou trop vieille pour être embauchée quelque part »
« je suis peu audacieuse, je pense toujours ne pas avoir les capacités »
« Je n’étais pas capable »

On voit noues, à tes difficultés,
Anne que tu es une Sœure et non un frère.
« J’ai donc beaucoup travailler, sans doute plus qu’il n’était nécessaire. Non par vertu mais par anxiété. »
Et pourtant le laid Le Lay de TF1 t’a jetée.

Dans la maternité frappe le verdict fatal :
« je ne suis pas une mère idéale »

Dans ta vie plusieurs fois,
Tu as du faire des non-choix.
Maris et fils influèrent
Sur tes opportunités de carrière.
Tu n’aurais pas eu à les faire
Si au lieu de mère tu avais été père.

Tu auras du cesser ton activité professionnelle plusieurs fois,
Déménagé,
Refusé une nationalité,
Pour ce conjoint qui n’en fit pas grand cas.

On approche du chapitre 13, celui de dsk…

Mais le sexisme t’a épargnée sans ça.

On t’a tenue dans le mirage
Où la classe des pères maintiennent les filles en cage
Dans l’espérance d’être protégées
Des autres hommes, par leurs geôliers.

Et c’est ta mère qui reçoit quelques griefs,
Quand aucun n’incombe au chef
De famille
Lui, le héros aimant de sa « gentille fille »
Elle, maintenue dans l’envie
Parce que cela convenait à son mari
Qu’elle ne vive pas sa propre vie.

Tu dis de ta mère : « déjà envieuse sans se l’avouer de ma complicité avec mon père »
Mise en complicité serait plus juste, plus claire.
Car tu étais dis-tu « la préférée de P’pa »
Avait-il à choisir entre voues ? Je ne crois p’pas.
Et tu réitères :
« Envieuse, ma mère le devint plus encore quand je me mis à gagner ma vie. »

Voues deux mises en division
Jusque dans la maison…
Au moins as-tu voulu en comparaison
Voguer vers une carrière comme horizon.

Anne ma soeur Anne, ils ont fait en sorte que tu ne puisses rien voir venir.
Comment aurait tu pu sans outil féministe te départir
De tout un entourage
Menaçants orages ?

Tous ces hommes qui peuplent tes pages…
« L’ennemi principal » de l’ami sait porter le camouflage.

yves montand,
Tu l’aimais tant.
Comme toute la fRance d’ailleurs.
Pourtante une autre soeure
Bienne avante #MeToo avait dit héroïquemente
Que le pédocriminel montand la violentait enfante.

Enfante, je l’étais aussi, quand à la télé on en parlait,
La même télé où les dimanches je t’admirai.

Je me souviens que personne ne la crue
Moie, je la croyais.

Je me souviens que vite on en parla plus.
Que cette révélation si coeurageuse jamais n’ému,
Ni n’entama,
Même d’un iota,
La renommé
Du célébré.
Le pédovioleur resta
Adulé.

Tu choisis dans ton livres de ne rien dire de ces faits.

Elle « n’a pas la finesse de sa mère » Simone Signoret !
C’est la seule chose que tu écriras sur Catherine Allégret.

Je veux lui rendre femmage.
montand fut son carnage.

Et sa victime officielle Signoret, grande femme engagée,
Fut comme toie admirée, adulée, valorisée,
Par cette perverse société
Parce qu’elle resta aux côtés
De son conjoint malgré toutes, malgré…

violences, humiliations, infidélités…

Une femme encore cette semaine s’émouvait sur france inter, Andrée,
Que pendant la terrible affaire
Tu n’aies « pas fuit devant l’adversité », avec « dignité ».

Mais elle faut voir pour celles qui restent avec les in-femmes, à leurs côtés :
Emprise, contraintes, sujétion, résignation, sidération, plutôt que loyauté.

Ce qui eut été admirable aujourd’hui, c’est de la regretter.
Malgré les risques de représailles
Que je ne veux pas nier
Avoir la justice en gouvernaille
Et pour Mme Diallo de la sororité.

À la suite de montand, j’énumère ces hommes
Dont tu parles en bons termes, mais pour lesquels
Ne passe-t-on pas la gomme
Sur l’ombre de complicité ou violences sexistes et sexuelles ?
Je pose seulemente la question,
Nul besoin de m’accuser en diffamation.

Je dresse donc une liste
De quelques protagonistes.

Jean-François Khan et Jacque Lang :
Qui en 2011 n’ont pas tenue leur langue
« ce n’est qu’un troussage de domestique »
Affirma le premier sarcastique.
« Il n’y a pas mort d’homme »
Renchérit le second, bonhomme.

Picasso, grand ami de la famille
Pas une peccadille !
Il expérimentait sa période bleue corinthe
En en frappant sur les corps meurtris de ses conjointes.

mitterand ? à minima polygame.
chirac, comme dsk : un homme à femmes !
giscard visé par une plainte d’agression sexuelle, une affaire
Alors qu’il avait près de 100 ans : ils agressent même grabataires !

Entre deux procès pour prostitution de mineures, beslusconi qui
Te propose à genoux des pots de vin, une ferrari.

gorini, avec je te site : « son sexisme légendaire et affirmé » qui ponctuait ses prise de paroles interlopes par : « toutes des salopes ».
daniel cohn bendit qui disait… : « quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller c’est fantastique, c’est un jeu érotique », ce terrible mot laché sur le plateau d’un pivot goguenard, dont l’éloge tache pourtant aussi votre buvard.
nicolas bedos qui combat en tête pour le droit des hommes à acheter l’impunité des violences sexuelles qu’ils commettent, j’ai nommé la prostitution : il aurait suremente adoré l’affirmer fanfaron à 7 sur 7.
Son compère prosti-tueur, patrick bruel accusé d’agressions sexuelles par des masseuses ma Sœure.
sardou qui envie les femmes des années 80 de « faire le matin les abattoirs et dans la soirée le trottoir ».
johnny accusé de viols pédocriminels par Adeline Blondieau.
woody allen qui comme “l’idole des jeunes” su qu’épouser sa victime, après avoir commis contre elle petite fille des viols, est une bonne technique pour empêcher qu’elles ne parle ou ne s’envole.
bill clinton, billy, aux multiples affaires de violences sexuelles aussi.
tapi qu’aucune condamnation ne parvient à mettre au tapi.
finki ! ahh finquellecroûte (qui voues attends aux arènes de Lutèce dans mon spectacle « La Pérille Mortelle » vendredi 11 juin à 20h30 au festival les Nuits des Arènes), l’auteur immortel, de tant de pépites, comme cette phrase qu’il débite : « Moi je dis aux hommes violez, violez les femmes, d’ailleurs moi-même je viole la mienne tous les soirs et elle en a marre »,
ppda qu’on ne présente pas, mais je présente là mon soutien à notre soeure l’Héroïne Florence Porcelle…
Quel panel… adorable…
On s’étonne de ne pas y voir depardiable.

Depuis le pont de ta fragile embarcation,
Anne, ma Sœure Anne, ils ont pirater tes horizons.

Ta longue-vue était en trompe l’oeil
Voir la vérité en face s’eut été faire le deuil
Des miettes de pouvoir que derrière eux ils daignent
Laisser glaner à quelques unes, qu’ils feignent
D’épargner.
Tu dis toie-même « Je reconnais volontiers
avoir été une femme alibi, qui cachait la forêt des discriminations frappant celles de mon sexe. »

Beaucoup resterons perplexes
Devant ces îlots de lucidité
Parties immergées d’un iceberg colonisé.

D’autres ne tarderons pas,
Comme tu la dis Toie : « à t’accuser de complicité, voir de collaboration »
Et à celles-là, en toute sororité, je veux dire non.

On est complices,
Que si de la situation on tire d’illégitimes bénéfices.
Or, ne pas être broyées sous leurs vices,
Est au mieux un sursis, délai avant le supplice.

Quand à collaborer, c’est in-femme, parce que c’est un vrai choix.
Les femmes, elles, n’en ont pas.

Comme dit encore Carpentier-Goffre Laura :
Noues avons tout juste le choix de la cage.
Et elle en faudrait de manière exceptionnelle, du courage,
Pour renoncer à celle qui offre de faux avantages
Des barreaux moins tranchants, avec des rembourrages.

Tu ne l’as pas eu, ce courage.
Alors déni. Revers.
Tu vis dans leur monde à l’envers.

Et les mots que tu poses le sont :
Pour dire « héroïnes », « survivantes de violences sexuelles », « victimes d’hommes sexuellement violents », tu dis : « conquête ».
Au lieu de désigner le problème, sa violence
Tu dit qu’il a manqué de « prudence ».
Le soucis c’est qu’il a manqué de discrétion
Pas les agressions ?
Et puis « dévisager » pour « sexualiser »
« Collectionneur » plutôt que « serial violeur »
SMS « crasseux » plutôt que prosti-tueur.
Et que dire de cette phrase catastrophique, totalemente à l’envers :
« Je n’allais quand même pas faire passer ma jalousie (tu n’étais pas jalouse de sa victime, si ? dsk a « dévasté ta vie », tu as failli « sombrer » : alors pour Piroska Nagy je te laisse imaginer), jalousie donc de petite-bourgeoise (encore cette insulte misogyne qui existe pour te silencier) devant le drame d’un homme (le crime d’un homme qui pour une femme est un drame) qui pouvait être démis de ses fonctions… » Mais les victimes de violences sexuelles, Elles, ce ne sont pas de hautes fonctions qu’elles perdent trop souvente, c’est le goût et les moyens de vivre décemmente !

Alors Anne ma Sœure Anne, tu ne l’as pas vu venir tout à fait.
Tu « redoutais, flairais, guettais… »
Tu n’étais « pas sereine », ton hypervigilance se voyait.

Car tout le monde l’avait vue venir, la catastrophe.
Durante 20 années : tout le monde savait !
Mais nulle ne t’apostrophe.

Dans une monde à l’endroite,
Où le crime misogyne n’est pas banalisé, érotisé, romantisé,
Par les puissants de gauche comme de droite
On auraient su voir que tu étais aussi en danger, à protéger.

Anne ma Sœure Anne, il a fait en sorte que tu ne puisse pas le voir venir.
Il n’a pas cesser de nier, te mentir.
Il savait que tu craignais de déplaire, voulait lui faire plaisir,
Et que tous conflits, tu devais fuir.

Entre les lignes il se révèle psychopathe
Sans empathie, sans scrupule. Il t’exploite.

Il rechignait dis-tu à te complimenter,
Montrait avec ostentation que par tes émissions
Il n’était pas intéressé.
Jusqu’à te faire sentir, je vais te citer :
« comme un meuble familier dans sa maison ».

Et puis tu aimes sa famille !
Au tribunal tu y vas au bras de Camille, sa fille.

Il t’avait mise :
en « dépendance. »
sous « emprise. »

Tu écris ces mots. Ils ont leur importance.

Anne ma Sœure Anne, tu n’en revenais pas.
À New York ce jour-là.

Et encore pendant des mois,
C’est encore toie,
Qui prend en charge les frais,
Exorbitants,
Suite au procès.
Le harcèlement
Des paparazzis que rien n’effraie.
dsk bousille des existences
Et t’en laisse l’intendance.

Comme toutes les femmes que les conjoints enlisent,
Elle te faudra t’y prendre à plusieurs reprise.
Avante de parvenir à te sortir de son emprise.

Mais ton chemin de sortie du déni ne s’arrête pas ici.

Car Anne ma soeur Anne, ne les sens-tu pas revenir ? Retentir ? Les traumas ?

Anne ma Sœure Anne, ne vois tu rien blêmir ?
Tu ne vois que le soleil qui poudroie ? Poudre aux yeux,
Et l’herbe qui verdoie ? Regarde-mieux.

Celles qui blêmissent là-bas, ce sont tes sœures.
Elles s’appellent Nafissatou Diallo.
Piroska Nagy.
Tristane Banon.
“Jade”.
Mounia.
Et toutes les autres dont on ne connait pas les noms.
Et toutes les autres qui ne parlent pas.
Et toutes les autres qui ne sont peut-être même plus là pour ça.

Comme Catherine Allégret et toutes les victimes de ces hommes
Ces grand noms que tu nommes
Pour chacun
Combien de vies de femmes en lambeaux, combien ?
Tu les évoques, ce n’est dans un flot d’éloge, un déluge,
Du moins sans un mot d’empathie pour leurs victimes « présumées »:
(j’ai dite présumées, voyez Mr le Juge).

Car si j’ai voulu anticiper
Les critiques,
De manière féministe matérialiste, analytique,
Déjouer les accusations
Iniques
Qui transfèrent à d’autres opprimées
La colère que seul les agresseurs
Devraient endurer,
Si je vois l’oppression que voues voues niez
Si je décèle que nulle femme ne peut y échapper
Même depuis les prisons molletonnées,
Je ne peux que partager
La douleur
La stupeur
De toutes celles qui voudront hurler
Ayante chercher en vain un mot de sororité
Dans votre passé composé
Pour celles sur lesquels se sont acharné
Ceux qui haïssent les femmes au point de jouir
De les détruire.

Car si votre aveuglement, je sais expliquer,
Elle ne s’agit pas pour moie de voues en excuser.

Retrouver la vue et la sororité
Peut, doit être le chemin de vos prochaines années.

Tiens, voici que je me suis mise à te vouvoyer…

J’espère qu’à l’avenir
À la question : « Anne ma Sœure Anne, ne vois tu rien venir ? »
Tu répondras : « si, je voues voit mes Sœures.
Toutes, enfin. Je vivais dans un leurre.
Dans la guerre que mènent contre noues les agresseurs,
Les barbes bleues, les barbes blanches, de toutes les couleurs,
Moie, Anne la Sœure Anne,
Je suis des nôtres et non des leurs. »

J’ai été longue. Mais comme tu dis, elle est importante :
« (…) la possibilité de développer une pensée complexe. Le temps est l’allié de la compréhension. Dans le chaos de l’information, il est essentiel pour comprendre une problématique ou un chemin. »

Voici mes petits cailloux blancs proposés pour, en toute sororité, proposer à mon tour de guider une partie du tien.

Typhaine D

 

7 mai 2021 : Chahinez, blanquer et la Féminine Universelle

Vidéa sur la Chaine Youtube de Typhaine D

Le texte : 

À l’heure où un homme vient de brûler l’une de nos Sœures,

À l’heure où dans les flammes s’éteint une Femme, 

Alors qu’un agresse-Sœure a emporté au bucher sans cesse ravivé notre Soeurcière

C’est… l’écriture inclusive que veut immoler jean-michel blanquer !

Il a déclaré encore avante-hier :

Notre langue est le premier trésor français
Vous faites bon apôtre,

Mais est-il seulemente nôtre, 

Ce trésor qui se parle en majorité sur le sol Africain ?
Et personnellemente, je préfèrerais en place de ce butin
Chérir l’égalité, l’abolition des violences
Pour, Noues les Opprimées, vivre enfin en paix notre existence.

Notre langue est le premier trésor français, celui qui nous relie tous 

Oui tous, et non TOUTES, Jean-Michel !
Elle est là notre querelle.

Cette langue te lie, non avec Chahinez mais avec son assassin d’ex-mari.
Ce trésor, vous Noues l’avez dérobé
Elle y a près de 400 années
Pirates
Phallocrates

Lorsque vous avez iniquemente cyniquemente imposé

Que le masculin pourrait emporter les Femmes en invisibilité.

Notre langue est le premier trésor français celui qui nous relie tous et qui fait notre puissance mondiale.
En quoi consiste-elle, cette puissance mondiale ?
Est-ce encore là l’expression du pouvoir mâle ?

« Notre langue ne doit donc pas être triturée ou abîmée »

Pour une fois je suis d’accord.
Et je dis à richelieu : ne touchez pas à notre trésor !
Depuis des millénaires la règle de proximité

Permets d’accorder à égalité.

Ne venez pas saloper 

Déformer, dévoyer,

La langue que Madame de Sévignée

Et milliers d’autres Autrices de nos Ainées,
Avec talente et virtuosité,
Avaient tante de plaisire à manier !

Le ministre Noues dit-on « compte bien mettre les points sur les i »
Oh oui…

Si avec le médian
Vous êtes si méfiants,

Médisants,
On sait en revanche dans notre chair,

Tous les jours,

mr blanquer,

Votre propension à mettre des coups de poings alentour

Comme sur ce i, bâtons qui fait son grand retour.

Notre sinistre de l’éducation caracole : il veut interdir l’usage de l’écriture inclusive à l’école.

Sous prétexte de ne pas abîmer la langue, il maintient les Femmes dans l’abîme,
Et laisse un cardinal décédé 

Continuer de décidé

La manière de la saccager.

Car ce sont les sbires de son éminences

Les rances croutons de l’académie
Qui ont ainsi privé l’humanité de sa Mie

De sa Moitiée.

Nul génocide n’est possible sans propagande.

Et lorsque des garçons entendent

Encore et encore qu’ils l’emportent sur les Filles et les Femmes

Ne nous étonnons de ces crimes in-Femmes

De ces féminicides qui devraient concentrer

Toute votre énergie, mr, pour les plus jeunes éduquer

Au respect et à l’égalité.

Plus aucun mounir

Ne doit pouvoir se dire

« Je l’emporte sur une Chahinez

Et je peux la tuer si je veux qu’elle se taise. »

Oui, le langage permet les pensées.

Et les pensées entrainent les actes.

Les mots ont cet impact.

Et vous la savez.

Vous les mascouillinistes qui Noues les avez confisqués.

Mais Noues ne voues laisserons pas faire

mr blanquer

Faites donc des règles jean-michel

Noues ne respectons que celles menstruelles.

Et Noues continuerons d’apprendre à nos Enfant·es
Le droit de la résistance à l’oppression

Mis en avante
Vous savez… dans une certaine déclaration.

Noues continuerons de clamer

Que lorsqu’une règle est injuste, et fut-ce en grammaire

mr blanquer

On n’est pas tenues de la respecter.

Chahinez, Voues Noues manquez.

Et puisque mr blanquer vous instrumentalisez 

Les Personnes en situation de handicap

qui ont pourtante bien d’autres diffucultés 

sur lesquelles en revanche vous jeté une cape

D’invisibilité

Afin de discréditer l’écriture de l’égalité,

En tant que dysorthographique patentée

Habituée aux 0 - 42 en dictée 

(non ce n’est pas une note que je viens d’inventer…)

Parce que par une orthographe élitiste 

Et une grammaire mascouillisniste 

Toute ma vie j’ai été perturbée, moquée, marginalisée,

Voici la merveilleuse solutionne que j’ai trouvée !

Cessons de Noues emmerder avec l’inclusivité
C’est vraie ! Après toute, c’est trop compliquée.

Et pour ces dernières
400 années rattrapées, mr blanquer,

Allons Noues-en toute féminiser !

Comme plusieures d'entre Voues mes Sœures me la redemande, voici la manifeste de la Féminine Universelle, publiée récemmente dans le livre Droits Humains pour Tou-te-s et complétée depuise !

« "La Féminine Universelle", que j'ai commencée d'élaborer en 2012 en écrivante "Contes à Rebours", puise, légitimée et encouragée par les Femmes et les recherches essentielles d'Aurore Evain et Eliane Viennot, perfectionnée dans ma One Feminist Show "La Pérille Mortelle", consiste en l’inventionne d’une langue féministe impertinente, d'une parlure et écriture exclusive, c’est à dire exclusivemente dédiée aux Femmes, exclusive des oppresseurs et inclusive des Opprimées. 

Parce que la langue structure nos pensées et que nos pensées entraînent nos actionnes, une langue féministe me semble la clée de notre libérationne.

La Féminine Universelle est ma propositionne artistique, littéraire, militante ; unique, singulière, mouvante.

Elle est ma propositionne, créée, nommée et théorisée de manière précise, personnelle, subjective. 

Elle est une outille de lutte féministe, de sororitée appliquée et d'amoure propre, pour ouvrir des horizonnes de possibles heureuses, en paix, pour changer la Monde.

Elle n'a d'autres prétentionnes.

J'ai travaillée près de dix ans à la diffuser sans relâche, parfoise seule, et cette malgré les représailles masculinistes nombreuses et violentes, encore recemmente. Je l'ai semée dans mes spectacles, textes et interventionnes, et je suis heureuse qu'elle s'enracine de pluse en plusse dans nos usages pour donner des forces aux Femmes ! Et mercie à toutes Celles qui prennent le soin de me la dire et de m’encouager !

Elle n’enlève strictemente rienne à toutes les autres trouvailles et savoire d'autres Femmes, Artistes ou Chercheuses, françaises ou étrangères, passées ou présentes, sur la questionne de la démasculinisationne de la langue. Bienne à la contraire, elle aime s'en inspirer, les faire connaître, et j'espère les enrichir aussi. 

"La Féminine Universelle" comprend une ensemble de possibilitées dont chacune seule est propre à donner de l'urticaire à tout académicien pas encore mort. En voici quelques unes :

La revendicationne insolente de mots comme «Femmage» (qui a due exister par la passée avant la création de l'académie...), "Hystoire" pour Noues raconter, «Noues» «Voues» «Toie» «Moie» pour rassembler la «peuplesse» des Femmes, les «Sœurcières» et les «AnniverSœures» pour fêter notre sororitée et cultiver «l’esmèrance», etc.

La reconnaissance matrimoniale des règles hystoriques injustemente interdites par l'académie fRançaise sous richelieu, en Femmage à nos Aînées, telle que la règle de proximité (exemple : les sécateurs et les haches sont aiguisées), la règle de choix (exemple : Simone Veil et alain finkielkrotte sont des académiciennes décédées), la règle d'importance (exemple : Simone Veil et alain finkielkrotte sont des académiciennes décédées), la règle de majorité (exemple : Un sécateur et deux haches aiguisées ont été retrouvées auprès du corps d’un immortel - probablemente était-il en train de bricoler comme tout homme qui se respecte, n’ayez pas l’esprit mâle placé) ; ou encore les noms de métier ou titres légitimes qui ont existés pendant des siècles et des siècles ou la méritent : autrice, peintresse, mairesse, professeuse, ministresse, ingéniéresse, sécatoresse, etc.

La féministationne de la grammaire selon la règle « La Féminine l’emporte sur la masculine ».

L’abolitionne de l'arnaque du "masculin neutre" et la disparitionne de tous ses marqueurs. Exemples : "Elle était une fois", "C'est belle", ou encore "On ne nait pas misandre, on la devient."

Évidemmente, l’ajoute de E aux participes présentes, adverbes et partoute où cette accorde harmonieuse Noues en chante.

La mise à la féminine et la maniemente triomphante de la Majuscule des mots qui Noues appartiennent, Noues plaisent, Noues grandissent, Noues font plaisire… exemples : LA Clitorisse, LA Vagine, LA Féminisme, LA Matrimoine. 

À l’inverse, la mise à la masculinine et le refus de la majuscule aux noms qui Noues nuisent, Noues détruisent ou Noues dégoutent, tels que LE couille, LE covid, LE peste, LE diarrhé, LE darmonain, LE depardiable, etc.

La détournemente irrévérencieuse d’expressions anciennemente misogynes, spécistes, misopédiques, racistes, classistes, validistes ou oppressives de quelque autre manière, afine de les rendre justes, telles que « Oh... Elle n’y a pas morte de Femme ! », « Se sentir comme une Poissonne dans l’eau sans bicyclette », « Faut pas jeter l’eau du bain avec pépé » (de nos jours, avec le réchauffement climatique commis par les hommes, l’eau est une denrée précieuse), etc.

Et toute autre libertée féministante qui semblera signifiante ou émancipatrice à l’Autrice, ou simplemente qui lui plaira. En effête, les instigateurs de la masculinisation du langage sous richelieu ne s’étante pas encombrés de logique ou d’objectivité dans leure sinistre tâche, nulle n’y est à son tour tenue dans la riposte. 

Par ailleures, La Féminine Universelle, débridée, insurgée, insubordonnée, se trouve en constante évolutionne, et n’est pas restreinte par des règles strictes, si ce n’est celle de toujoures être porteuse de sens allante vers les intérêts des Femmes, donc en Lutte Féministe Radicale Matérialiste Intransigeante contre toute forme de violence ou d’arnaque masculiniste et misogyne.

Chacune est donc chaleureusemente invitée à utiliser "La Féminine Universelle" en tante qu’acte de résistance et d’y ajouter ses propres trouvailles, comme cela se faite (et se fête) d’ailleures déjà.

Je suis toujoures très heureuse de son utilisationne et Voues remercie alors de « rendre à Cléopâtre ce qui est à Cléopâtre » en citante ma travaille (ce qui permets à la passager de transmettre plus largemente, via les deux Spectacles dont la Féminine Universelle est issue, des outilles d’émancipationne précieuses pour les Femmes).

Car affirmer la maternité de nos œuvres à chacune consolide notre Matrimoine commune toujours en train de naître, et participe de nos Luttes Féministes et Sorores, contre l’effacement et la mise sous anonymat qui menace toujoures les Créatrices, ainsi que contre l’appropriation et l’instrumentalisation de nos inventions de Femmes, de Féministes, par des hommes, et à nos dépens. 

Mercie ! »

 

 

Discours de la Présidente du fRance Emmanuelle Macronne - 1er avril 2021

Vidéa sur la Chaine Youtube de Typhaine D

Le texte : 

« Avertissemente : toute ce qui va suivre est peut-être largemente inspirée de faits réels (et non de fêtes réelles, croyez-moie)

Et cela en dite longue sur la place que les femmes ne tiennent pas dans les médias, où les hommes les invisibilisent, jusque dans la langue utilisée dans leures prises de paroles les plus regardées.

(Trompette molle allante avec une fin de marseillaise menstruelle : qu’un sang menstu, abreuve nos sillons) 

Mes chères ConMatriotes,
De MétroPaule, de l’outre-Mère, et de l’étrAngère,

La crise que noues connaissons, cette épidémie d’écriture incultive, de langage égaliglaire, épiobscène, dure depuis trope longtemps.

Noues sommes en guerre.

Je sollicite la mobilisationne de chacune pour ces prochaines semaines, où bellecaresse se joue.

Où en sommes-Noues ?

Noues avons toutes consenties à des effortes importantes, Noues avons dites parfoise « bonjour à toutes et à tous », moie-même je dois me résoudre régulièremente à une « française, français », pour avoir la paix. Mais le virus anti-sexiste continue de circuler, il circule encore aujourd’hui fortemente.

Les dernières semaines, noues faisons fasse à une nouvelle donne. Noues sommes entrées dans une course de vitesse, et la réponse doit être pénale.

Car alors que d’aucune pourrait se laisser distraire par LE covid, cette situation mondiale qui tenterait de noues éloigner des vrais enjeux, heureusemente une bonne quarantaine de députées, dont une partie est issue de cette majorité en-marche-arrière-toute qui est la mienne, ont gardée la tête sur les épaules, et cela, bienne que la positionne soit très inconfortable.

Ces représentantes de la Natione ont déposées, la 23 vénus dernière, elle n’y a donc guère plus d’une semaine, une propositionne de loi visante je cite : « à interdire et à pénaliser (pénaliser, oui, dans le contexte d’une société misandre où seule 1% des violeuses d’hommes sont inquiétée par la justice, c’est rigolote) pénaliser donc l’usage de l’écriture inclusive dans les administrationnes publiques et les organismes en charge d’une service publique ou bénéficiante de subventionnes publiques. »

Et non, à l’assemblée, on n’a pas peur des répétitionnes.

D’ailleures, la rédactionne de cette loi, bienne que paradoxalemente bourrée de fautes de française que n’a malheureusemente pas manquée de soulever le militant masculiniste historien de la langue Elian Viennotte : auquel je refuse de faire ici la publicité des nombreux ouvrages ! La prose de ces députées donc, est belle.

C’est émouvante.
Je voues la conseille.

Elle rappelle par exemple les paroles mesurées, comme toujoures, de l’académie racies, qui désignait ces pratiques grammairienne biennetôte interdites comme « Une Pérille Mortelle » !

Oui, grâce à ces personnes éclairées qui défendent vaillammente la règle, même pas menstruelle, de « la féminine l’emporte sur la masculine », que la genre féminine est la genre la plus noble, aussi bienne que la genre neutre, je peux, moie, Présidente Emmanuelle Macrone, voues parler comme suit, sans trembler du genoux et sans que nulle n’y trouve à redire, si ce n’est les militants des petites assos de masculinistes mal baisés :

Alores, prenons des exemples concrètes de phrases correctes en Française.

Mettons que, dans une allucitionne officielle publique, je veuille rendre femmage aux personnes qui soignent les malades du covid, je pourrais parfaitemente les désigner ainsi et m’adresser à toutes et à tous. Mais je vais préfèrer dire :

« Je veux ce soir saluer à nouvelle, en notre nom à toutes, l’action remarquable de nos soignantes.»

Oui, dans notre société matriarcale ce sont les hommes qui sont assignés au soin des autres, et ces messieurs représentent 80% du corps médical. Mais je parlerai toute de même de soignantes. 

Et j’ajouterai sans frémir : « N’oublions pas que depuis un an elles sont sur le pond, sans relâche. »


J’invisibiliserai avec aussi peu de scrupule les 70% d’hommes travaillante dans l’enseignemente pour seulemente 30% de femmes, et je dirai « je veux ce soir en votre nom remercier et saluer toutes nos enseignantes »

Les garçons ne seront pas plus épargnés. Bienne que majoritaires dans le système scolaire et les études supérieures, je parlerai : « des enfantes, des collégiennes, des lycéennes et les étudiantes. » J’aurais pu dire les élèves des écoles, de collège, de lycée, d’université mais non ! 

Car la misandrie inculquée dès l’enfance est indispensable à la perpétuation des violences faites aux hommes.

Et je n’oublierai pas d’oublier les vieux. Alors que dans nos EHPAD la majorité des patientes sont des patients, je parlerai des « résidentes », dont s’occupe aussi près de 90% d’hommes d’ailleurs, que je nommerai néanmoinse aide soignantes.

Puis je me lancerai dans de grandes listes de professionnes, afin de faire retentir que toutes sont des carrières de femmes avante toute : 

« pour les salariées, les commerçantes, indépendantes, les entrepreneuses et les entreprises les dispositives seront prolongées. »


« à la totale : 250 000 professionnelles médeciennes, pharmacienne, sapeuses pompières, infirmières participent à cette efforte nationale. »

Oui 88% des infirmières sont des infirmiers, mais je m’en mouille ! 

C’est d’ailleurs pour ça que c’est une professionne dévalorisée et sous payée bienne qu’essentielle, comme les assistantes parternelles par exemple, qui sont à 99% des assistants paternels, et de même pour toutes les professionnes essentielles à la natione, mais imaginez qu’on les paie correctemente les hommes, on serait ruinées !
En plus ils pourraient plus facilemente quitter leures conjointes violentes, et dans un contexte de pandémie où les violences conjugales ont augmentée de 42%, ce serait un désastre pour la valeure famille.

Et bienne que la fRance soit composée de 33 millions de français pour seulemente 31 millions de Française, je ne m’adresserai qu’à ces dernières, minoritaires et pourtante prioritaires, « mes concitoyennes. »

Oui, car, souvenez-voues, le fRance, est la Matrie de la liberté pour les femmes, et de l’égalité entre femmes, sinon pourquoi le troisième mot de notre devise républicaine serait sororité ?
Le fRance est la Matrie des droites de la Femme.
Et toute l’arnaque réside dans cette F majuscule fictive, qui fait croire aux hommes, toute en noues rehaussante encore noues, Femmes, qu’ils sont une femme comme les autres…

Ne faiblissons pas mes chères ConMatriotes.

Et voici que je conclue :

« Oui pour le mois qui vient, elle noues faut noues mobiliser. Noues mobiliser pour nos ainées qui aime la grammaire sexiste telle qu’elles l’ont apprises, et nos enfantes qui méritent de profiter de la même propagande misandre.

Pour leure préparer la pays, la continente, la monde, la galaxie, l’univerre à laquelle elles ont droite.

Le succès dépend de chacune d’entre noues, de notre esprite de responsabilité. C’est ainsi que noues pourrons rebâtir cette chemine d’espérance, celle qui noues permettra de retrouver progressivemente une vie normale (où les hommes subissent des violences et des discriminations matriarcales massivemente répandues, banalisées, impunies, et où le coût de cette féminité s’élève à 100 milliard d’euros par ans en fRance comme l’a dit Lucillien Peytavine : une vie normale quoi !) 

Noues tiendrons, unies et déterminée.
Vive le républic et vive le fRance. »

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